Voler en planeur

Bienvenue sur la page Voler en planeur qui fournit les fondamentaux pour comprendre ce que reproduit Condor 2, le logiciel de simulation de vol virtuel en planeur.

Cliquer sur les liens soulignés pour accéder aux éléments à consulter.

Une grande partie du contenu, y compris les photos, provient du site de l’Association Vélivoles de Tarbes que nous avons découvert en rédigeant l’article sur le parcours de Bastien. Nous remercions et rendons hommage ainsi à l’auteur de la page Le vol à voile qui a fait un un beau travail de synthèse.

Les 4 phases d’un vol

Un vol en planeur se décompose en 4 phases :

Phase 1 – décollage

Remorqué

Phase 2 – vol plané

vol plane

Phase 3 – utilisation des ascendances

ascendance

Phase 4 – l’atterrissage

atterrissage

Le planeur est aussi utilisé en voltige aérienne où la technique, la maîtrise du pilotage, atteint son sommet.

Le logiciel Condor permet aussi la voltige aérienne. Par manque de compétence dans le domaine, nous ne l’abordons pas sur ce site.

Le décollage

Pour atteindre les courants ascendants, le planeur a besoin d’une aide extérieure qui le propulse en l’air. Dans la vie réelle, 3 moyens s’offrent au pilote :

  • Le treuil enroule un câble relié au planeur et le hisse au-dessus de son aérodrome de départ à la manière d’un cerf-volant. Le planeur se largue à une altitude de 400 ou 500 mètres. Cette technique spectaculaire a fait ses preuves : très sûre, elle a aussi l’avantage d’être économique.
  • L’avion remorqueur livre l’ascendance au vélivole sur un plateau ! Accroché au câble de 50 à 70 m derrière l’avion, le planeur est remorqué jusqu’aux courants ascendants les plus favorables. Cette technique confortable est la plus utilisée en France malgré son prix.
  • Le décollage autonome est réservé aux planeurs équipés d’un moteur. Soit le moteur est fixe, ce qui dégrade les performances, le planeur présente alors une ligne moins aérodynamique. Soit le dispositif est rétractable pour conserver une ligne épurée.

En virtuel, avec Condor, ces trois moyens de décollage sont évidemment possible avec de nombreux réglages, y compris au treuil sur un aérodrome qui n’en comporterait pas en réel.

On peut regretter en virtuel de ne pas pouvoir demander au pilote du remorquer de se diriger selon à l’endroit souhaité. Le circuit de remorquage est standardisé selon des règles précises, mais aboutit toujours à une ascendance.

Condor offre un moyen supplémentaire en virtuel : le départ en l’air, à une altitude définie, à la verticale de l’aérodrome de départ.

Le vol plané

Si vous glissez votre main à la fenêtre de votre voiture en mouvement, vous sentirez une résistance qui la pousse vers l’arrière, appelons cette force la traînée. De même, selon l’angle que fait votre main avec l’air en mouvement, elle sera soulevée ou abaissée, appelons cette force portance. Enfin, votre main est soumise à la loi de la gravitation qui lui donne un poids.

Le planeur subit les mêmes forces : le poids l’attire vers le bas, la traînée tend à le ralentir, et la portance le fait rester en l’air.

Pour compenser cette traînée et continuer à rester en mouvement, le planeur plane selon un angle de légère descente. Cet angle est piloté : à un angle de plané fort correspond une perte d’altitude forte et une vitesse de plané importante ! Ainsi, telle une voiture, la consommation (ici la perte d’altitude) est reliée à la vitesse (entre 75 et 280 km/h !) pour une même distance parcourue. Au pilote de choisir la vitesse correspondant le mieux à ses souhaits : avancer vite ou perdre peu d’altitude… Ce rapport est connu sous le nom de finesse (distance parcourue divisée par altitude perdue) : plus il est élevé, plus le planeur est performant (une finesse de 40 correspond à 40 km parcourus pour 1 km d’altitude perdue).

Le logiciel Condor permet à un planeur virtuel de planer dans toutes les conditions possibles d’un vol réel, en reproduisant fidèlement le comportement du planeur réel.

En virtuel il est possible de mettre un vol en pause. Dans certaines conditions, il existe même un dispositif de pilotage automatique.

L’ascendance

Notre planeur étant en l’air, il descend donc doucement dans le ciel. Comment va-t-il rester en l’air et parcourir des centaines de kilomètres ? Grâce aux courants ascendants qui lui permettent de regagner de l’altitude, de « refaire le plein ».

Les courants sont de 3 types :

L’ascendance thermique : le sol est fait d’une multitude de zones contrastées. Le soleil frappant le sol chauffe donc plus ou moins ces zones. Des colonnes d’air chaud au contact des sols les plus réchauffés s’élèvent (convection) et forment les cumulus de beau temps (dont les orages sont les conditions développements extrêmes). Pour rester dans ces colonnes (« pompes »), le pilote décrit des cercles en spiralant. Il est ainsi entraîné en altitude.

L’ascendance dynamique : en zone de montagne, le vent frappe parfois le relief sans pouvoir le contourner. La masse d’air décrit alors une vague de forme identique au relief que le planeur va emprunter en surfant dessus dans de longues lignes droites épousant le relief.

L’ascendance ondulatoire : en zone montagneuse, lorsque la masse d’air n’est pas perturbée par la convection, la vague de l’ascendance dynamique va rebondir après avoir sauté le relief. Ces rebonds sont autant de vagues que les planeurs surfent. Elles sont souvent marquées par de petits cumulus roulant sur eux-mêmes (« rotors ») et surtout par des nuages lenticulaires fixes dans le ciel malgré le vent fort.

En virtuel, avec le logiciel Condor, tous ces courants existent et peuvent être paramétrés de manière très précise et parfaitement reproductible d’un vol à l’autre. Avoir une météo reproductible n’existe pas dans la réalité.

Un 4e moyen permet de prendre 500 m d’altitude en appuyant sur une touche appelée miracle d’altitude. Elle est généralement utilisée pour faire des démonstrations et s’entrainer.

L’atterrissage

Le planeur est muni d’aérofreins situés sur le dessus de l’aile que le pilote utilise pour détériorer volontairement son vol plané. Il se pose alors précisément à l’endroit voulu. En vol de performance, lorsque le pilote ne peut pas rejoindre son aérodrome, il peut se poser dans un champ. On dit qu’il se « vache ». Avec l’aide d’autres membres du club, le planeur est démonté sur place, puis ramené par la route dans une remorque spécifique.

En virtuel, avec Condor, les aérofreins des planeurs reproduisent fidèlement l’effet produit sur les machines réelles. Mais, suite à une « vache » il est inutile de démonter le planeur, il sera instantanément présent au lancement du prochain vol, sur le terrain choisi, prêt pour le décollage.

Même en cas de crash, le planeur peut être ressuscité instantanément juste en appuyant sur une touche du clavier. Cela permet ainsi de poursuivre un vol ou de recommencer un exercice délicat afin de le réussir en toute sécurité.

Notre scène ACPH pour Condor 2 comporte 53 champs vachables sur lesquels il est possible d’atterrir avec des pistes virtuelles escamotables.

Bons vols avec Condor 2


Planeurs Virtuels 63